Mon accouchement #2 La délivrance

Après ce petit calmant je commence légèrement à délirer et raconter n’importe quoi à mon chéri et pfiou je file au pays des rêves. Bénie soit cette piqure ignoble ! Quelques minutes plus tard, peut être une demi heure, l’infirmière vient me chercher et m’emmène en salle de travail. Je suis complétement dans les vapes et j’ai du mal à immerger.

Je me retrouve allongée dans une salle avec des gros spots au dessus de ma tête, ça faisait un peu salle des tortures … Mais l’équipe adorable, on a pas mal blagué, les sages femmes et l’anesthésiste se lançaient des vannes.  Ils ont fait sortir Papa pour me poser la péri, les contractions recommençaient à se faire sentir mais l’état euphorique du calmant était toujours là. Jusqu’à 9h je me suis reposée et ai profité du calme que me procurait la péri pour papoter avec mon chéri.

J’ai énormément apprécié que l’anesthésiste n’ai pas forcé la dose, mes jambes n’étaient pas paralysées , juste engourdies, et 30 min avant de commencer la délivrance, je commençais à ressentir les contractions, j’ai donc redemandé une dose, ils ont un peu hésiter, mais en insistant ils me l’ont accorder, alors que dans certaines cliniques ils m’auraient laisser finir le travail dans la douleur, pour une histoire de fric.

A 11h30 la sage femme m’annonce donc que nous allons commencer la poussée bientôt. J’essaie donc de me réveiller, le calmant m’assommait toujours, impossible d’immerger. Nous avons donc commencé la poussée, tout en douceur, elles étaient vraiment très gentilles, mais je ne poussais pas assez fort, la tête ne voulait pas passer. Je poussais de toutes mes forces mais rien …  En plus le calmant m’attirait dans un sommeil de plomb, j’étais obliger de secouer ma tête pour rester éveillée, je vivais un moment physiquement traumatisant, tout le contraire d’un moment soporifique et moi je m’endors!!! La SF à même crû que je révulsait quand elle me voyait gigoter la tête (lol)Je commençais à paniquer mais la tête impassibles des sages femmes me perturbait un peu… C’est pas grave qu’il n’arrive pas plus vite? Elles prenaient leur temps … Alors pour accélerer le mouvement j’ai demandé à mon mari de mettre de la musique « motivante », mais rien … rien de rien … Les larmes commençaient à monter, et la culpabilité aussi. Je n’étais pas capable de mettre au monde mon bébé… Et la une sage femme me parle de forceps, panique à bord ! Pas ça pitié !!! J’en ai tellement entendu parler, et en mal ! Alors je les supplie d’essayer la ventouse d’abord. Mais elles me certifient que cela ne servira à rien, mais j’insiste sur le fait que je ne veux pas de forceps, alors elles me proposent une méthode un peu plus soft: les « raclettes », des minis forceps en somme. De toute façon  au point où on en était …

Le gynécologue est donc arrivé, en respectant mon souhait de ne pas m’avertir pour l’épisiotomie, et il a commencé l’extraction, j’avais l’impression étrange d’être un saladier dans lequel on remue de la salade !!!  Bref je priais pour que mon bébé ne soit pas abimer par cet accouchement corsé. Je sentais les raclettes qui « raclaient » les parois pour attraper sa petite tête. Papa a été prié de sortir en urgence, totalement en panique il a vécu les 5 min les plus longues de sa vie.

Au moment de la sortie la SF s’est précipité chercher mon mari qui tomba nez à nez avec le bébé , cordon ombilical enroulé autour du cou. Un peu traumatisant pour lui, il n’a même pas oser couper le cordon cette fois ci. On me met donc ce petit alien sur le ventre , et la première pensée que j’ai eu : »est ce que je vais l’aimer autant que Kiwi?  »

Il avait un gros bleu sur la tempe droite, mais rien de plus, en 3 jours on ne voyait plus rien et aucune séquelle. On me l’a emmené rapidement , et j’ai éclaté en sanglot: l’émotion, la peur de pas réussir à le sortir… et j’ai sut, toutes mes craintes se sont envolées: je l’aime !

J’ai été quelque peu frustrée au retour de bébé car ils me l’ont mis en couveuse pendant 2h, 2h très longues car à jeun , et interdit de manger… J’en ai même vomi , ouais pas très glam !!! Mais épuisant !! Je suis retournée dans ma chambre avec mon petit « trophée » , il était 15h, on était épuisé, j’ai eu du mal à avaler mon repas bizarrement.

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